L’histoire, plus que millénaire, de l’abbaye du Mont-Saint-Michel prouve le savoir-faire des différentes générations de maîtres d’œuvre qui se succédèrent pour édifier et restaurer cette abbaye.

L’origine de la construction de l’abbaye du Mont-Saint-Michel

C’est en 708 que l’évêque d’Avranches, Saint Aubert, eut un songe dans lequel l’archange Saint-Michel lui intimait l’ordre de bâtir une église sur le mont Tombe en tout point semblable à celle du Monte Gargano dédiée à Saint Michel.

En 966, le duc de Normandie Richard 1er  ordonne aux moines bénédictins de l’abbaye de Saint-Wandrille de bâtir une abbaye au Mont-Saint-Michel. Les chanoines, gardiens de l’église à ce moment-là, durent quitter les lieux.

Le seul vestige de cette première abbaye est l’église Notre-Dame-sous-Terre. Les trois premières travées de la nef de l’abbatiale de la nouvelle abbaye ont été construites sur la base de ce vestige.

L’abbaye : forteresse pour lutter contre les invasions

Le Mont-Saint-Michel occupe une place stratégique puisqu’il se situe entre la Bretagne et la Normandie. Dès le 14ème siècle, les différents conflits dus à la guerre de Cent ans entraînèrent la construction de fortifications.

Malheureusement le chœur roman de l’abbaye ne résiste pas et s’effondre. Il fut reconstruit près d’un siècle plus tard dans un style gothique.

L’année 1622 marque le retour des moines au sein de l’abbaye. Ces derniers entreprirent d’effectuer des aménagements. Néanmoins, ils durent rapidement accueillir, sur l’ordre du roi, des prisonniers. Désormais l’abbaye se transforme en prison des mers.

L’abbaye depuis l’époque post-révolution

À l’issue de la Révolution, l’ensemble des biens possédés par l’Église doivent être transférés à l’État. La congrégation religieuse vivant sur le Mont-Saint-Michel est chassée.

Quelques années plus tard, en 1811, l’abbaye se trouve dans l’obligation d’accueillir des prisonniers de droit commun. Il fallut attendre près de cinquante ans (1863) pour que l’église cesse d’être une prison.

Onze ans plus tard, l’abbaye du Mont-Saint-Michel est classée au registre des monuments historiques. Sa restauration peut enfin commencer.

Pour permettre un accès plus facile à l’abbaye, une digue sous forme de route est bâtie en 1878. Quelques années plus tard, pour acheminer les pèlerins et les touristes désireux de visiter l’abbaye du Mont-Saint-Michel, une ligne de tramway est mise en service.

 

Il fallut attendre la célébration du millénaire du Mont-Saint-Michel pour que des moines bénédictins prennent la décision d’emménager dans l’abbaye. Depuis 2001, les Fraternités monastiques de Jérusalem ont succédé à cette communauté.

L’intervention de l’état français pour restaurer l’abbaye du Mont-Saint-Michel a permis à cette église d’être inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco dès 1979. Ce classement ne concerne pas uniquement l’abbaye mais également le Mont-Saint-Michel dans son intégralité.

Fleuron de l’abbaye du Mont-Saint-Michel, le bâtiment « la Merveille » ne peut être ignoré des visiteurs de l’abbaye.

 

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